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Publié le 14/12/2016

6 moments de galère en pleine randonnée - Comment s’en sortir avec le sourire ?

Marcher en montagne évoque à l’esprit évasion, beauté nature en famille, couple ou amis. Mais dans la vraie vie, ca rime aussi avec galères inattendues et très (trop) souvent communes ! Pour les éviter, voici nos conseils pratiques et utiles en de nombreuses situations !

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« Au secours, mes chaussures sont trempées ! »

Sans nul doute la galère la plus commune ! Qui dit haute montagne dit neiges éternelles et ruisseaux alimentés tout au long de l’année. À l’heure de traverser une rivière, ne tentez pas le diable et n’hésitez pas à enlever vos chaussures. Car une fois les pieds dans l’eau, chaussures et chaussettes trempées égalent ampoules assurées.

La solution consiste à vous équiper de chaussures de marche véritablement imperméables : chaussures montantes pour un solide maintien de la cheville et éviter les entorses. Pour rester au sec, les chaussures en Gore-Tex® restent votre meilleur allié pour affronter, au choix, les tourbières de l’Écosse, les torrents du Kirghizistan ou les mystères du Massif Central. Un savoir-faire souvent imité, jamais égalé, même si le prix à l’achat reste élevé.

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En fonction du lieu de rando déterminé, vous choisirez vos chaussures selon ces critères :

  • Semelle : en TPR (thermoplastique). Les Vibram ou Contagrip tiendront le maximum de traction, les OrthoLite ou Sidas réduiront au maximum les chocs transmis par la chaussure.
  • Pare-pierre : en cuir ou plastique, à l’avant de la chaussure, pour protéger des chocs de pierres
  • Membrane imperméable : les meilleures sont respirantes (Gore-Tex ou Aquamax)
  • Système de laçage rapide : permet un serrage rapide et efficace.
  • Butterfly : est un lien uréthane thermoplastique sous la semelle pour amortir et stabiliser le pied.

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« On n’aurait jamais dû camper aussi haut, on se gèle ! »

Autre galère bien connue des randonneurs, également dite de « l’excès de confiance ». Même en plein mois d’août, une nuit à 3 000 mètres, c’est presque l’assurance d’affronter des températures négatives. Alors ne prenez aucun risque : niveau tenue, n’omettez ni sous-pulls, ni collants et privilégiez les doudounes légères et très chaudes. Ne prenez que des vêtements légers, résistants, respirants et chauds. Et conservez toujours dans votre sac une couverture de survie. Parce qu’on ne sait jamais.

Pour ce qui est du bivouac, votre tente doit impérativement avoir une faible prise au vent et être équipée double toit. Quant au duvet, n’hésitez pas à investir dans un modèle performant et léger à la fois (si possible de moins de 1,5 kg). Car le poids en rando, c’est le nerf de la guerre.

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Les critères pour choisir votre sac de couchage seront :

  1. Forme (sarcophage ou carrée)
  2. Températures prévues sur le lieu de campement
  3. Garnissage : synthétique (entretien facile et bonne résistance à l’humidité) ou duvet (grande chaleur, confort et très compressable)
  4. Capacité de compacité (option de jumelage pour joindre par zip 2 sacs de couchage)
  5. Collerette et rabat anti-froid : pour limiter les flux d’air extérieurs.
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« J’ai mal aux épaules, qu’est-ce qu’il est lourd ce sac en fait ! »

Que cela soit parfaitement clair : mis à part les pieds endoloris et le froid, il n’y a rien de pire en randonnée qu’un sac trop lourd. Pourquoi ? Vous avancerez moins vite, vous fatiguerez plus et finirez par perdre le moral. C’est tout ? Non. Vous abîmerez votre corps en contractant constamment vos muscles, aurez mal au dos le soir venu et, en prime, de sacrées courbatures le lendemain. On continue ?

Tout dépend de votre carrure, mais sachez, mesdames et messieurs, qu’il faut tenter de limiter sa charge à moins de 12 kg (et si possible à moins de 10 kg). Comment est-ce possible ? En calculant tout et en vous équipant bien. Un sac volumineux, mais léger. Pas de gros pull de marin, mais une veste coupe-vent, un soft shell ou une doudoune légère. Et un appareil photo pour deux, c’est largement suffisant.

Même si elle peut paraître un peu excessive, la parole suivante est d’or : chaque gramme compte. D’autant plus qu’il vous faudra penser à vous restaurer…

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  1. Housse de pluie
  2. Accès frontal et accès fond de sac
  3. Poche à eau et compatible poche à eau
  4. Porte bâtons/piolets
  5. Sangles de compression
  6. Rappel de charge
  7. Porte-ceinture lombaire et poche latérale
  8. Dos mousse/tendu/réglable

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« Comment ça, il n’y a plus de gaz pour le réchaud ? »

Inutile de blâmer votre bien-aimé(e), cela ne vous aidera pas à réchauffer votre popotte ! Mieux vaut passer directement à l’action.

Si le temps est sec et le bois à portée de main, cette pénurie de gaz sera l’occasion de faire un feu de camp, à l’ancienne : allumettes (de qualité), briquet ou a minima une pierre à feu seront vos accessoires indispensables. Cela ne sera peut-être pas suffisant pour un thé brûlant, mais vous pourrez sans nul doute tiédir de l’eau et manger une soupe tout à fait correcte.

Au cas où le temps serait moins clément ou que les arbres semblent avoir déserté la vallée dans laquelle vous avez décidé de bivouaquer, vous avez deux solutions. La première consiste à toujours avoir un peu de nourriture « froide » sur soi (pain, crudités, œufs durs, fromage à pâte dure) pour dépanner, sans compter les « classiques » : bœuf séché, galettes d’avoine et carrés de chocolat.

Si pour vous un repas se doit d’être chaud, la seconde solution est de vous munir de rations auto-chauffantes. Vous y verserez un peu d’eau sur une lingette spécialement conçue à cet effet placée dans une pochette en plastique et une dizaine de minutes plus tard, à vous les pâtes au pesto ! Chéri(e), tu as pensé au parmesan ?

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« C’est pas possible ! Ta gourde AUSSI est vide ? »

Inutile de blâmer (encore) votre bien-aimé(e), cela ne vous aidera pas à vous hydrater. Partir en montagne pour la journée, c’est deux litres d’eau par personne minimum. Si votre consommation dépendra de l’intensité de l’effort que vous allez réaliser, cette moyenne reste un bon indicateur. Alors vous nous direz que deux litres, il faut se les porter toute la journée. Certes. Mais on vous répondra que le corps humain est constitué à 60% d’eau.

Pour avoir l’esprit tranquille, pensez également à emporter avec vous des pastilles de purification de l’eau. Leur fonctionnement est simple : une pastille élimine 99,99 % des bactéries d’1,5 litres d’eau en deux heures seulement. Et là promis, ça ne pèse vraiment rien !

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« Le matelas ne se gonfle pas, je crois qu’il est troué »

Vous vous étiez promis(e) de ne pas blâmer votre bien-aimé(e), mais là c’en est vraiment trop. Alors pour éviter que la nuit ne s’annonce fraîche dans tous les sens, ces quelques mots suffiront : « Ce n’est pas grave mon amour, j’ai un kit de réparation dans mon sac ».

Sur le même principe que des rustines, vous repérerez l’origine de la fuite, appliquerez de la colle puis un patch en tissu ou en résine. Si vous trouez votre tente en la montant, pas de panique non plus : des kits de réparation adhésifs (pour la toile extérieure) existent à prix (et poids) modiques. Et à vous la belle nuit à la belle étoile !